STEAM Labs – Pourquoi ce terme anglo-saxon devrait vous intéresser

Lundi matin, 8h30. Marie, professeure de physique au collège Jean Moulin, découvre dans sa boîte mail une convocation pour une réunion sur « la création d’un STEAM Lab ». Elle fronce les sourcils : encore un terme à la mode venu d’outre-Atlantique ? Pourtant, en lisant la suite du message, elle reconnaît des pratiques qu’elle met déjà en œuvre sans le savoir…

STEAM : Traduction et réalité française

L’acronyme STEAM – Science, Technology, Engineering, Arts, Mathematics – peut sembler étranger au système éducatif français. Et pour cause : l’Éducation nationale n’utilise pas ce terme dans ses textes officiels. Pourtant, l’approche STEAM existe bel et bien dans les programmes français, sous d’autres appellations.

En France, STEAM se traduit concrètement par :

  • Les EPI (Enseignements Pratiques Interdisciplinaires) au collège
  • Les programmes SNT (Sciences Numériques et Technologie) en seconde
  • La spécialité NSI (Numérique et Sciences Informatiques) au lycée
  • Les programmes de Technologie du cycle 4
  • Les Sciences de l’Ingénieur en voie générale
  • Les ateliers de fabrication numérique (Fab Labs scolaires)

Un STEAM Lab n’est donc pas un concept révolutionnaire importé, mais plutôt un espace physique et pédagogique qui permet de mettre en œuvre efficacement ces programmes existants. C’est un facilitateur, pas un substitut.

Ce que vous faites déjà… sans le savoir

Revenons à Marie, notre professeure de physique. Voici ce qu’elle fait régulièrement :

  • Elle utilise le laboratoire de langues pour que ses élèves enregistrent leurs comptes rendus d’expérience en anglais (approche STEAM : Sciences + Technologie + Langues)
  • Elle collabore avec le prof de maths pour un projet sur les trajectoires paraboliques (Sciences + Mathématiques)
  • Ses élèves modélisent en 3D leurs montages expérimentaux (Sciences + Engineering + Arts)
  • Elle organise des débats sur l’éthique scientifique en lien avec le programme de français (Sciences + Arts)

Marie fait du STEAM sans le terme. Un STEAM Lab lui permettrait simplement de centraliser ces activités dans un espace dédié, équipé et pensé pour faciliter cette interdisciplinarité.

Les programmes français sont déjà STEAM-compatibles

Analysons le programme de SNT (Seconde) :

Thème : Internet

  • Sciences : protocoles de communication
  • Technology : architecture réseau
  • Engineering : conception de sites web
  • Arts : design d’interface, UX
  • Mathematics : cryptographie, algorithmes

Le programme SNT est intrinsèquement STEAM. Il ne reste plus qu’à créer les conditions spatiales et matérielles pour l’enseigner efficacement.

Du laboratoire de langues au STEAM Lab : l’évolution naturelle

Beaucoup d’établissements disposent déjà d’équipements sous-utilisés : laboratoires de langues vieillissants, salles informatiques figées, ateliers techniques cloisonnés. La transformation en STEAM Lab n’est pas une destruction, mais une évolution.

Exemple concret : Le Lab 100 de Sanako

Ce laboratoire audionumérique, conçu initialement pour les langues, s’avère parfait pour un STEAM Lab grâce à :

  • Son isolation acoustique : chaque élève travaille en autonomie sans déranger les autres
  • Sa robustesse : durée de vie de 15-20 ans, parfait pour un investissement pérenne
  • Sa polyvalence : utilisable pour les langues, le français, la préparation du Grand Oral, les enregistrements de projets scientifiques
  • Son fonctionnement hors ligne : pas de dépendance à la connexion Internet

Ajoutez à ce Lab 100 quelques robots éducatifs (Fable, SkriBot), un chariot de tablettes et du mobilier flexible, et vous obtenez un STEAM Lab complet pour moins de 35 000€.

Les bénéfices concrets pour votre établissement

1. Conformité aux programmes officiels

Un STEAM Lab permet de répondre aux exigences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture, notamment sur les domaines 2 (méthodes et outils pour apprendre), 4 (systèmes naturels et techniques) et 5 (représentations du monde).

2. Optimisation des espaces existants

Plutôt que d’avoir 5 salles spécialisées sous-utilisées (langues, informatique, technologie, arts plastiques, musique), un STEAM Lab mutualisé peut accueillir 15 à 20 heures de cours par semaine avec des configurations différentes.

3. Attractivité de l’établissement

Dans un contexte de concurrence entre établissements (carte scolaire assouplie, développement du privé), disposer d’un STEAM Lab moderne devient un argument de poids pour les familles. C’est particulièrement vrai pour les sections internationales, les classes européennes et les filières scientifiques.

4. Préparation aux études supérieures

Les grandes écoles, universités et IUT valorisent de plus en plus les compétences transversales acquises dans des projets interdisciplinaires. Un élève ayant pratiqué en STEAM Lab dispose d’un avantage concurrentiel sur Parcoursup.

Conclusion : STEAM, un outil au service des programmes français

Le terme STEAM peut paraître étranger, mais la réalité qu’il désigne est profondément ancrée dans les programmes de l’Éducation nationale. Un STEAM Lab n’est ni une mode passagère ni une importation artificielle : c’est simplement un espace moderne et adaptable qui permet aux enseignants de faire mieux ce qu’ils font déjà.

Pour Marie, la prof de physique, découvrir le concept de STEAM Lab a été une révélation : « Finalement, on ne me demande pas de tout changer. On me donne juste les moyens de faire ce que je voulais faire depuis longtemps, mais dans de meilleures conditions. »

À retenir : STEAM = SNT + NSI + EPI + Technologie + Sciences de l’Ingénieur, dans un espace optimisé.